• Homme tenant des grappes de raisins dans ses mains
    Les curiosités

    Pourquoi les français aiment-ils tant le vin ?

    A l’instar du fromage ou de la baguette, le verre de vin rouge fait partie des symboles de la gastronomie, et même de la culture française en général. Selon un sondage IFOP/Vin & Société 2014, les français discutent plus de vin que de foot, preuve de l’intérêt de ces derniers pour le précieux breuvage. 

    Mais s’il est évident que le vin côtoie autant les classes populaires que le haut du panier de la société, peu de français connaissent l’origine de cet engouement pour cette boisson. 

    Ainsi, d’où vient cet amour des français pour le vin ?

    L’histoire 

    Peut-être est-ce dû au fait que la viticulture est apparue en France quand celle-ci était encore la Gaule, ou que l’on prescrivit du Bourgogne au roi Louis XIV en guise de médicament, ou encore que Napoléon accorda le droit à ses soldats de cultiver du vin sans payer d’impôts. 

    Plus récemment, c’est durant la première guerre mondiale que le vin a été élevé au rang “d’excellence française”. En effet, pour se distinguer des allemands qui préféraient la bière, le vin a été valorisé jusqu’à symboliser la civilisation face à la barbarie. Ainsi, Apollinaire écrivait en 1915 dans “À Italie” : “J’ai comme toi pour me réconforter, le quart de pinard, qui met tant de différence entre nous et les Allemands*.”

    * »les boches » dans le texte

    Verres de vin rouge

    La culture 

    Le fameux ballon de rouge accompagne aujourd’hui nos fêtes, nos repas de famille, nos dîners en amoureux, ou même nos soirées en solitaire. Il est profondément associé à la tradition, le savoir faire, l’authenticité. Il contribue également à notre bien être et à la détente. 

    S’il servait à couper l’appétit durant les périodes de disettes, il est aujourd’hui élevé au rang d’oeuvre d’art grâce à l’oenologie. Ainsi nous connaissons tous une personne capable de parler d’un vin pendant plusieurs minutes en lui trouvant des arômes improbables et en s’extasiant devant son nez, sa robe ou son goût d’exception.  C’est cette passion des consommateurs qui pousse les viticulteurs à produire des vins de toujours meilleure qualité. Le phénomène va également de pair avec l’urbanisation et le développement de l’instruction. 

    Cette soif de connaissances oenologiques contribue au développement de l’oenotourisme, dont les premiers clients sont français, notamment dans des régions comme l’Alsace par exemple. 

    La fierté nationale

    Enfin, le vin constitue un facteur majeur de notre rayonnement à l’international. Nous aimons nous vanter de la qualité de nos vignes devant les touristes, qui ne cherchent qu’à ce qu’on leur confirme les clichés français. Il intervient également dans l’équilibre de la balance commercial, et a donc des conséquences positives sur l’emploi. 

    Si l’amour dans un couple dure 3 ans, celui entre la France et le vin, constituant en partie l’art de vivre à la française, ne semble pas être près de s’essouffler !

  • Huile d'olive
    Les curiosités

    Quels sont les secrets de fabrication d’une bonne huile d’olive ?

    Quoi de mieux qu’une huile d’olive parfumée pour arroser nos salades estivales ? Elle s’offre une place de choix parmi les huiles grâce à ses qualités gustatives et nutritionnelles. Bien qu’elle vienne souvent du sud de l’Europe, elle est également fabriquée par nos producteurs français qui possèdent un savoir faire artisanal en la matière. Découvrez leurs secrets de fabrication pour faire frémir nos papilles. 

    • La cueillette

    Commençons par une règle d’or universelle : un bon produit c’est d’abord une bonne matière première. En l’occurrence, le producteur doit avoir pris soin de ses olives, de la plantation de l’olivier jusqu’à la récolte. Il est possible d’utiliser certains outils pour récolter les olives comme la technique traditionnelle du gaulage, consistant à donner des coups de bâton secs et précis sur l’arbre afin de faire tomber les olives. Cependant, récolter les olives à la main évite de leur faire subir des chocs et ainsi, conserve toutes leurs qualités.

    • La technique de pressage

    Le pressage consiste à écraser la pâte obtenue après le broyage des olives, afin d’en extraire l’eau et l’huile. Une bonne huile a été pressée par des procédés mécaniques et non chimiques. On utilise couramment une centrifugeuse, qui donne droit à l’appellation « extraction à froid », mais l’utilisation de la meule en granit (l’outil traditionnel), procure l’appellation « première pression à froid ». Cet outil demande plus d’efforts et procure moins de rendements, mais il garantit une qualité notable au produit final. L’huile devient douce et aromatisée en bouche, et est ainsi libérée de toute amertume.

    • La température de pressage

    Moins une huile est chauffée durant son processus de fabrication, plus elle garde ses propriétés gustatives et nutritionnelles. Les huiles vierges ont été très peu chauffées et les extra vierges ont subi une “pression à froid”, où l’utilisation de la chaleur est proscrite. A contrario, les huiles premier prix sont chauffées afin de gagner du temps lors du processus.

    Pour résumer, l’huile à privilégier est donc l’huile d’olive vierge extra, qui a été pressurisée à froid, et seulement par des procédés mécaniques (dans l’idéal, par une meule en granit). Elle contient également moins d’acide que l’huile vierge, ce qui lui confère un goût particulièrement authentique. Choisissez une huile AOC, AOP ou IGP dont l’origine est garantie, contrairement aux huiles “origines Europe” qui laisse un voile autour du processus de fabrication et donc de la qualité. 

    La fabrication d’huile d’olive est une activité datant des prémices de l’agriculture et du travail de la vigne. Ce savoir faire ancestral a réussi à perdurer et continuera sûrement d’exister grâce au plaisir que nous procure la dégustation de ce véritable produit du terroir.

  • Différences vin rouge, vin blanc, rosé
    Les curiosités

    Quelles sont les différences entre le vin rouge, le vin blanc et le vin rosé ?

    Bien qu’il nous semble facile de les différencier visuellement et gustativement, savez-vous ce qui diffère au niveau du processus de fabrication ? Pourriez-vous décrire les notes aromatiques lorsque vous goûtez un Riesling ou un St Emilion ? Aujourd’hui, nous vous expliquons les différences principales entre ces variétés de vin.

    La matière première

    Tout d’abord, la plupart des vins rouges et rosés sont conçus grâce aux raisins rouges, et les blancs à partir de raisins blancs. On utilise très peu de raisins blancs pour fabriquer des vins rouges en raison de la complexité de l’opération, cependant il n’est pas impossible d’en obtenir ! Par exemple, certains champagnes sont conçus à partir de cépages rouges, comme le Pinot noir. 

    Ainsi, l’intensité de la couleur du raisin aura une influence sur la teinte du vin.

    La vinification

    On appelle vinification, le processus transformant le raisin en vin. 

    Pour faire du vin en général, on commence par l’égrappage : la séparation des raisins de la grappe et de la tige. 

    Dans le cas du vin rouge, vient ensuite l’éraflage qui consiste à séparer le raisin de son support pédonculaire, puis la macération durant deux ou trois semaines, qui consiste à laisser macérer la peau et la pulpe du raisin ensemble, afin que la peau libère ses pigments. On obtient alors la fameuse teinte violacée.

    Le rosé dit “de saignée”, connaît aussi l’éraflage et la macération, mais celle-ci ne dure qu’entre une demi journée et deux jours. 

    Le blanc est directement pressé afin de ne recueillir que le jus et ne connaît pas le processus de macération.

    Pour tous les vins, on passe ensuite à l’étape de la fermentation alcoolique durant environ dix jours, les levures transforment le sucre en alcool, le liquide peut alors être appelé vin. 

    La deuxième fermentation, appelée fermentation malolactique, est mise en place, systématiquement pour les vins rouges, rarement pour les vins rosés, et pour les vins blancs s’ils sont à boire vieux. L’étape consiste à stocker le vin pendant quelques semaines afin de le faire perdre en acidité. D’autres manipulations peuvent être effectuées, puis c’est enfin le moment de l’embouteillage. 

    Il est à noter que le vin rosé n’est pas un mélange de rouge et de blanc comme le veut la bonne vieille légende urbaine. Deux méthodes coexistent pour l’obtenir :

    • Soit on procède comme pour le vin rouge mais on laisse macérer moins longtemps, on a alors un “rosé de saignée”. 
    • Soit on procède comme pour les blancs mais avec du raisin rouge, c’est à dire que le raisin est pressé après égrappage afin de ne récolter que le jus, on parle alors de “rosé de pressurage”.

    Les arômes

    Les vins rouges contiennent de grandes quantités de tannins, ce qui explique que l’on les définisse comme étant “tanniques”, longs en bouche, et plein d’arômes puissants tels que les fruits des bois.

    A contrario, les blancs sont dépourvus quasi totalement de tannins, ils libèrent des goûts proches des fruits d’été et des fleurs.

    Enfin, les rosés sont assez peu tanniques, ils ne fournissent pas d’arômes très caractériels, mais plutôt des senteurs de fruits rouges en fin de bouche. 

    Pour conclure, c’est trois types de vin se distinguent non seulement par leurs couleurs, mais aussi par le processus de fabrication et les arômes qu’ils libèrent. La grande variété de vins existants permet de ne jamais se lasser tout en se faisant plaisir ! 

  • Les curiosités

    Quelle est la différence entre la bière blonde et la bière blanche ?

    Aaaah la bière, un bon produit du terroir ! A la fois populaire et pleine de subtilité, c’est la boisson la plus consommée après l’eau et le thé dans le monde ! Blonde, brune, ou encore ambrée, connaissez vous les différences entre toutes ces bières ? Aujourd’hui, on vous explique ce qui distingue deux bières souvent comparées, la blonde et la blanche.

    Le processus de fabrication

    Pour rappel, la bière est obtenue par fermentation alcoolique d’un moût de produits végétaux (orge, maïs, riz etc), et ce moût est issue du fameux brassage.

    Il existe deux différences majeures de conception entre ces deux bières : le choix des céréales et des quantités utilisées.

    Le principal composé de la bière blanche est le houblon, rien de très original jusqu’ici me direz-vous, cependant elle contient également au moins 30% de froment, un blé tendre qui peut être malté ou non. Son aspect est légèrement troublé et sa couleur tire sur le blond paille.

    A contrario, la blonde est faite à partir de houblon et d’orge malté et torréfié à basse température. Elle doit sa limpidité et sa couleur jaune dorée au malt.

    Alors je vois arriver les connaisseurs qui vont préciser, à juste titre, qu’en Belgique la blanche peut être également obtenue à partir du malt d’orge et grâce à une fermentation haute et non filtrée, d’où son aspect laiteux.

    Et au niveau gustatif ?

    Une bière blanche type Belge libère des arômes proches des agrumes comme l’orange et le citron, mais aussi des senteurs épicées à l’instar de la coriandre et du gingembre. Sa légèreté est parfaite pour vous rafraîchir durant un apéro estival !

    Quant à la bière blonde, elle se distingue par son fort caractère, plus ou moins intense selon le processus de fabrication. Ses saveurs fruitées et sa légèreté en font aussi la bière idéale pour trouver un peu de frais lors des grosses chaleurs.

    Finalement peu importe la couleur, la bière reste une boisson unique pleine de charme, encore plus quand elle est fabriquée avec amour par des petits producteurs !